En 30 ans, la maladie d’Alzheimer est entrée dans le quotidien des Français. Aujourd’hui, 90 %* d’entre eux identifient la maladie d’Alzheimer et ses principaux symptômes. Mais le fatalisme associé à cette maladie du vieillissement perdure.
D’un côté, les Français sont de plus en plus nombreux à avoir peur de la maladie, de l’autre seulement moins d’1 Français sur 10* affirme connaître une ou plusieurs actions pour prévenir la maladie, alors même que la prévention permet de rendre évitable ou de retarder la maladie dans 45 %** des cas.
L’information et la sensibilisation sont donc essentielles, car il existe des solutions pour retarder l’apparition des troubles cognitifs liés au vieillissement et ne plus envisager la maladie d’Alzheimer comme une conséquence inéluctable du vieillissement.
* Enquête IFOP/FMA « Opinions et perceptions des Français à l’égard de la prévention de la maladie d’Alzheimer » – septembre 2021
**Livingston G et al. Dementia prevention, intervention, and care: 2024 report of the Lancet Commission. Lancet 2024; 404 :572-628. 10 août 2024
Testez vos connaissances
Pollution aérienne
La qualité de l’air n’exerce aucune influence sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Faux
La pollution de l’air, notamment les particules fines, le dioxyde d’azote et le carbone suie (principalement liés au trafic routier), fait partie des 14 facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer. Chacun peut agir à son échelle : privilégier les déplacements à pied ou à vélo, aérer son logement aux bons moments de la journée ou soutenir les initiatives locales pour un air plus sain, c’est déjà contribuer à protéger sa santé et celle de son cerveau.
Inactivité physique
Après 65 ans, démarrer une activité physique est inutile, il est trop tard pour en tirer des bénéfices sur la santé.
Faux
Il n’est jamais trop tard pour commencer une activité physique !
Quel que soit votre âge, pratiquer une activité physique peut apporter des bénéfices significatifs pour la santé, notamment en améliorant ou en favorisant le maintien la mobilité, l’équilibre, la force musculaire et la santé mentale.
Mais inutile de passer des heures à la salle de sport : une promenade, faire du bricolage, désherber son jardin, même monter un étage en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur ! Ce sont des activités physiques à part !
Obésité
Il existe des régimes miracles anti Alzheimer !
Faux
Il n’existe pas d’aliments « anti-Alzheimer », mais une alimentation équilibrée et riche en certains nutriments peut contribuer à réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Les régimes méditerranéen et MIND ont montré des effets bénéfiques sur la santé cérébrale. Ils encouragent une alimentation riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, huile d’olive, poissons gras et noix, tout en limitant les produits ultra-transformés, les viandes rouges et le sucre.
Faible niveau d’éducation
Apprendre une nouvelle langue après 60 ans est inutile.
Faux
Apprendre une nouvelle langue, même après 60 ans permet de stimuler le cerveau, ce qui est un facteur protecteur de la maladie d’Alzheimer. Il n’y a pas d’âge pour commencer à apprendre une nouvelle langue, ou tout autre activité entrainant une stimulation cognitive !
Perte de la vision
Une vision défaillante non corrigée peut augmenter les risques de déclin cognitif.
Vrai
Avec l’avancée en âge, des troubles de la vision apparaissent : presbytie, cataracte… Sans correction, cette perte de la vision est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. C’est pourquoi il est important de faire contrôler sa vision régulièrement pour corriger sa vue dès l’apparition des premiers signes.
Traumatisme crânien
Un choc à la tête est sans danger si on ne saigne pas.
Faux
Il peut y avoir de multiples cas de traumatismes crâniens sans saignement. Le moindre choc à la tête peut entrainer un traumatisme crânien, qui lui-même est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Il est donc important de porter un casque pour pratiquer des activités comme le vélo ou le ski, de bien attacher sa ceinture en voiture et d’avoir les équipements nécessaires pour tous les sports de contact (rugby, boxe…).
Perte de l’audition
La perte de l’audition est un signe normal du vieillissement qui ne nécessite pas de traitement.
Faux
Si la perte d’audition est en effet courante en raison de l’âge, il ne faut pas pour autant juste « vivre avec » et l’ignorer ! En effet, quand on entend moins bien, cela entraine des difficultés de communication, de l’isolement social voire une dépression. Heureusement, il existe des solutions ! Dès les premiers signes de pertes d’audition, il est important de faire tester son audition. Parlez-en à votre médecin généraliste, qui vous conseillera et vous orientera vers un professionnel.
Et bonne nouvelle : lorsqu’elle est traitée, la perte d’audition ne représente plus un risque de développer la maladie d’Alzheimer !
Hypertension artérielle
L’hypertension artérielle, c’est seulement un problème de vieux !
Faux
L’hypertension n’est pas seulement “un problème de vieux”. Elle peut toucher à tout âge, souvent sans symptômes. Elle est un facteur de risque majeur pour le cœur, et aussi pour la maladie d’Alzheimer. La bonne nouvelle, c’est qu’elle se dépiste facilement et se contrôle bien avec quelques gestes simples et un suivi régulier.
Consommation excessive d’alcool
Boire un verre de vin rouge par jour fait baisser la tension et donc est bénéfique pour le cerveau.
Faux
On entend très souvent qu’un verre de vin rouge par jour peut protéger le cœur et donc le cerveau, grâce aux antioxydants notamment. Mais les études récentes montrent que les effets bénéfiques de l’alcool sont largement surestimés, alors que les risques (hypertension, cancers, atteintes du cerveau) sont bien réels. Réduire sa consommation, même un peu, est déjà bénéfique.
Tabagisme
Fumer seulement de temps en temps, est mauvais pour le cerveau.
Vrai
Même une consommation occasionnelle de tabac peut avoir un effet sur la santé du cerveau. En réduire la fréquence ou faire des pauses aide déjà à mieux le protéger. Chaque cigarette évitée compte !
Dépression
Les personnes dépressives ont plus de risques de négliger leur santé, ce qui aggrave les risques d’Alzheimer.
Vrai
La dépression peut augmenter le risque de maladie d’Alzheimer, mais elle se soigne. En parler et se faire accompagner, c’est déjà un premier pas vers un meilleur équilibre émotionnel et cérébral.
Diabète
Cuisiner ses repas soi-même est un facteur protecteur.
Vrai
Cuisiner soi-même ses repas, si l’on désire faire attention, permet de mieux contrôler leur composition et en général d’avoir une alimentation plus saine donc de lutter contre l’obésité, le diabète et l’hypertension, qui sont des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer. Cela permet également de maintenir une activité quotidienne, qui stimule le cerveau.
Isolement social
Discuter avec ses voisins ou des commerçants est une habitude bénéfique pour le cerveau.
Vrai
Prendre l’habitude de discuter régulièrement avec ses voisins ou les commerçants de son quartier permet de lutter contre l’isolement social et de se stimuler cognitivement. L’isolement social est un des 14 facteurs de risque présent dans la maladie d’Alzheimer.
Cholestérol
Cuisiner avec de l’huile d’olive est meilleur pour le cerveau qu’avec de l’huile de tournesol.
Vrai
L’huile d’olive, de préférence extra-vierge, est riche en acides gras mono-insaturés et en antioxydants, qui protègent le cerveau et sont associés à un moindre risque de déclin cognitif (régime méditerranéen). Cependant, il ne faut pas en abuser car l’huile d’olive est très calorique et une consommation excessive peut entrainer une prise de poids.
Héréditaire
La maladie d’Alzheimer est principalement une maladie héréditaire.
Faux
La maladie d’Alzheimer n’est pas une fatalité familiale. Seuls moins de 1 % des cas sont liés à une forme héréditaire très rare, qui touche les personnes jeunes (entre 30 et 50 ans). Dans la grande majorité des cas, la maladie n’est pas transmise directement par les gènes. Même si des antécédents familiaux peuvent légèrement augmenter le risque, d’autres facteurs (comme le mode de vie) jouent un rôle bien plus important.
Alzheimer n’est pas
une fatalité
Nous pouvons réduire considérablement le risque d’avoir la maladie d’Alzheimer grâce à
nos comportements quotidiens et nos modes de vie.
On estime en effet que 45 % des cas de maladie d’Alzheimer pourraient être évités.
Alzheimer n’est pas une fatalité !
Il n’est jamais trop tard pour agir sur nos facteurs de risques.
Changeons nos habitudes !
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